CRC : le choc !

CRC AG2R

Les CRC, conseillers clientèles du groupe, bénéficient d’un accord particulier du fait de la spécificité de leur métier et des contraintes qu’il entraine.

Tout au long de la négociation des accords CRC, la CGT a souhaité aborder les rémunérations, les classifications et le déroulé de carrière pour les conseillers, les chargés d’étude et le management de proximité. Cela a systématiquement été refusé. « Ce n’est pas l’objet de cette négociation », dixit la DRH.

Au cours de la réunion, la CGT a relevé le manque d’attractivité de ces métiers difficiles. Un usager qui nous contacte le fait souvent suite à un dysfonctionnement. Il est donc mécontent, d’autant qu’il aura attendu quelques longues minutes après avoir tapé 1 puis 2 puis… avant d’obtenir enfin un conseiller.

Personne ne contacte son opérateur téléphonique, patiente 15 mn pour dire uniquement « Je vous aime » sauf les clients de « Direct Assurance ».

A contrario, les directions CRC ne se sont pas gênées pour dire à leurs équipes « je vous haine ».

Pour rappel, la CGT revendiquait :

  • 10 mn de temps de pause supplémentaire justifié par la pénibilité du poste ;
  • Une prime pour les chargés d’étude ;
  • Deux jours de congés supplémentaires ;
  • La neutralisation des jours CCN (décès, mariage…) pour le calcul de la prime.

Notre objectif est de stopper la fuite des talents, de rendre le métier plus attractif pour le recrutement et de lutter contre l’absentéisme. Pour la CGT, les conditions de travail ne se résument pas à l’augmentation de la prime.

19 % d’absentéisme au CRC concurrentiel de Mons ! Et ça n’affole personne !!! « Nous en sommes conscient » nous dit même la directrice du CRC. Au cours de la réunion, même la direction CRC retraite s’interroge sur les chiffres annoncés par le concurrentiel tant l’écart entre les deux directions est énorme ! Pas vraiment étonnant vu le discours qui laisse transparaître une écoute plus attentive à nos arguments coté retraite.

Face à un premier refus de la direction d’accéder à nos demandes, la CGT est revenue à la charge avec cette volonté acharnée de réduire la pénibilité du métier grâce aux mesures avantageuses ci-dessus.

La réponse a été d’une violence folle et tellement inattendue. La direction a soutenu que : « La sous-traitance ne bénéficie pas d’autant d’avantages, les conseillers du groupe doivent se sentir satisfaits de ce qu’ils ont ! ».

Cette direction, responsable de la sous-traitance en tant que donneur d’ordre, justifie son refus en comparant ses équipes à celles de la sous-traitance. Elle signe le contrat le moins cher (qui ne peut l’être qu’en précarisant les salariés de la sous-traitance) et ose ensuite dire à ses équipes que comparativement elles n’ont pas à se plaindre !!!

C’en est trop pour la CGT qui a fustigé ces deux directions en rappelant que leurs rôles sont d’améliorer les conditions de travail et les rémunérations de tous. Du conseiller clientèle au responsable de service, chacun appréciera le mépris assumé pour leur engagement ! Quelle désillusion pour certain !

D’autres organisations syndicales ont, elles aussi, manifesté leur totale désapprobation aux propos et propositions de la direction, en parlant de « manque d’humanité » ! Nous souscrivons pleinement !

A tous les salariés de ces directions qui sont attachés au groupe et qui ne sont pas soutenus par leur direction, la CGT vous assure de son soutien. Il est de notoriété que les rapports entre la CGT et les directions CRC sont tendus depuis bien longtemps. Cela ne risque pas de s’améliorer avec un tel cynisme !

Pour toutes ces raisons, la CGT ne sera pas signataire de cet accord qui s’appliquera quand même et permettra aux CRC d’obtenir une prime revalorisée à 215€. Nous continuerons le combat pour la revalorisation de ce beau métier et de tous ses acteurs contre celles et ceux qui les méprisent.