Newsletter CGT août
Septembre pointe son nez et chacun se prépare à une fin d’année intense. La rentrée des classes, rentrée des crasses de la direction qui refuse obstinément la demande de votre CGT de neutraliser l’impact sur l’intéressement de l’absence des mamans et papas qui conduisent leur enfant à l’école, sonne le démarrage opérationnel du plan d’entreprise. Votre quotidien va évoluer avec des réorganisations et l’intensification de l’utilisation de l’IA. La DDORC (commercial, CRC, VAD, marketing) dévoilera ses ambitions et la DSI (informatique) rendra des comptes suite à l’audit externe sur la plateformisation. Les élus CSE rendront leur avis sur le rapport de durabilité, la politique économique, les déménagements des sites parisiens… Également, la Direction de l’Action Sociale, la gestion pour l’OSPS ou encore les RH pour le Management Lab passeront par le CSE. La DRH entamera la négociation d’un nouvel accord GAPEC (Gestion prévisionnelle des emplois)…
Sur tous ces sujets, vous pouvez compter sur l’engagement de votre CGT qui depuis plusieurs mois est à l’offensive sur le pouvoir d’achat. Dans le premier article, vous lirez comment notre obstination oblige la direction à envisager des NAO plus en adéquation avec l’engagement des salariés. Si les autres syndicats viennent renforcer nos actions alors les salariés seront (enfin !) entendus.
Pouvoirs d’achat et NAO : la CGT ne laissera pas la direction éclipser le sujet

Pas besoin de lunettes spéciales pour observer que le résultat des dernières NAO ”c’est pas le Pérou”.
Depuis, votre CGT n’a eu de cesse de rappeler la direction à ses responsabilités. Un chèque de 0 € remis à la DRH pour symboliser l’absence d’augmentation de 80% des salariés, un courriel au directeur général pour lui signifier que n’ayant pas l’ancienneté requise il ne pouvait bénéficier d’une augmentation… Et dès que les prix des énergies, carburant en tête, ont flambé, votre CGT a enflammé la boite mail de la DRH pour une prime carburant, comme cela s’est fait ailleurs.
Nous vous communiquions le mois dernier la nouvelle jurisprudence groupe : “Prendre le temps d’examiner la situation !” *. La DRH pensait sans doute en avoir fini, mais c’était sans compter sur l’acharnement du syndicat le plus offensif à défendre les salariés. Avec l’inflation repartie à la hausse en juillet, votre CGT a de nouveau interpellé la direction ce 22 juillet :
“Nous prenons note de votre réponse.
Pour justifier votre refus, vous vous basez sur l’inflation de 1.8% constatée en juin. Si ce chiffre n’est pas contestable, il apparait qu’il ne reflète pas l’inflation de ces derniers mois ni les projections des prévisionnistes pour 2026.
En effet, l’INSEE a confirmé une inflation de +2.2 % en avril et +2.4% mai. La Banque de France a, le 16 juin, relevé ses prévisions d’inflation à 2.5% pour l’année 2026.
La situation géopolitique ne prête, hélas, pas à l’optimisme. La nouvelle flambée des carburants ces derniers jours l’atteste.
Nous vous rappelons que les NAO 2026 ont été construites sur une inflation à 1.5%, bien en deçà des prévisions et de celle de 1.8% de juin.
L’ensemble de ces éléments nous invite à réitérer notre demande de soutien du pouvoir d’achat des salariés du groupe.”
Cette fois, la réponse de la direction, plus lunaire que solaire, a été rapide :
“Nous accusons réception de votre message par lequel vous réitérez votre demande de soutien du pouvoir d’achat des salariés du Groupe au regard du contexte géopolitique actuel et de ses impacts.
Comme vous le savez, nous serons amenés à engager au cours du dernier quadrimestre 2026 et avant la fin de l’année les négociations annuelles obligatoires sur les salaires.
Nous vous proposons en conséquence de procéder à l’appréciation globale de la situation dans ce cadre en y incluant la situation économique et financière du Groupe et l’ensemble des paramètres y afférents”.
Depuis plusieurs mois, nous militons auprès des autres organisations syndicales pour une intersyndicale forte et déterminée dès septembre pour ne pas subir le calendrier imposé par la direction qui nous empêche d’engager des actions. La valorisation des rémunérations à hauteur de l’engagement des salariés, des résultats que dégage le groupe et des ambitions de plan du plan d’entreprise est un impératif !
Canicule : qui est chaud pour un accord ?

Nous vous l’écrivions en juin, certaines entreprises (plus de 400 déjà) ont mis en place un accord canicule.
L’été que nous vivons confirme que ce genre de phénomène va devenir la norme.
Votre CGT réitère sa demande de négociation d’un accord pérennisant l’existant mais aussi ouvrir la réflexion sur d’autres dispositifs (autonomie, horaires, organisation, télétravail…)
Un questionnement des métiers aujourd’hui non éligibles au télétravail est impératif. En effet, il est inenvisageable de laisser les collègues du MDP, du courrier, de la DIMEX… subir. Rappelons que pour les Agences Conseil Retraite le télétravail était proscrit mais qu’après un lobbying forcené de votre CGT, avec l’adaptation des organisations, cela est devenu possible !
Cette négociation sera l’occasion de faire l’état des lieux des sites et agences et de leurs équipements et aménagements. Cela permettra des investissements pour climatiser efficacement l’ensemble des sites, de revoir l’isolation des bâtiments, d’utiliser des peintures anti-chaleur, d’ombrager les sites et les parkings… Ces mesures seront vertueuses pour les conditions de travail des salariés.
Prochain accord GAPEC (Gestion Active des Emplois et des Compétences) : Opérationnel ou mode projet RH ?

Depuis 6 ans le groupe bénéficie d’un accord GAPEC (CFDT et CFE-CGC sont signataires). Si vous n’en avez pas connaissance, c’est assez normal, quasiment aucun salarié n’est en capacité de déchiffrer la novlangue RH dans lequel il est écrit. Certains collègues RH nous avouent avoir eux même des difficultés.
L’objectif de cet accord : donner aux salariés la capacité d’intervenir sur leur évolution professionnelle.
Ça, c’est pour la théorie.
La réalité prouve que, parfois plus en fonction d’ego de pouvoir que pour la bonne marche du groupe, les réorganisations sont imposées sans que les salariés puissent anticiper.
Et comment le pourraient-ils quand la direction introduit l’IA qui change le rapport au travail sans en anticiper l’impact…
Cet accord a surtout permis aux RH de se désengager de l’accompagnement des salariés en rejetant sur eux la responsabilité de leur évolution. Quoiqu’en dise la DRH, c’est un échec.
Si les salariés n’ont pas pu s’approprier cet outil, c’est qu’il faut revoir la méthode. Le prochain accord qui se négociera en fin d’année, votre CGT le veut plus protecteur, plus lisible et plus opérationnel pour les salariés afin qu’ils puissent enfin utiliser cet outil essentiel. La première richesse du groupe ce sont ses effectifs, la première obligation de la direction c’est de les accompagner.
Strasbourg Verdon : la direction locale à l’état gazeux

Grosses frayeurs pour nos collègues strasbourgeois en ce mois d’août.
Trois évacuations les 11, 13 et 19 août pour des suspicions de fuite de monoxyde de carbone ou autres gaz.
Intervention des pompiers, mesures de monoxyde de carbone réalisées sur les salariés avec contrôles suivis par les professionnels de santé.
Mais pas de quoi alarmer une direction locale en mode gaz soporifique voir gaz inerte plutôt qu’hilarant vu la gravité de la situation.
Des capteurs ont été installés. Certains, défectueux, ont été changés pour de nouveaux relevés. La suspicion a été levée permettant le retour sur site le 24 août.
Pour autant, on ignore toujours les causes initiales.
Ce qui interroge, c’est qu’après deux alertes, la décision de retour sur site prise par la direction locale s’est faite sans certitude de tous risques écartés. Cela a conduit à une troisième évacuation dans le cadre de l’intervention des élus locaux CGT, CFDT et UNSA qui ont fort légitimement déclenché un droit d’alerte activant la médecine du travail et l’inspection du travail, débarquée plein gaz sur site pour la sécurité des salariés !
Qu’il ait fallu autant d’échanges, parfois musclés d’ailleurs, entre votre CGT et la direction locale avec laquelle il y a de l’eau dans le gaz, pour que le télétravail soit décrété est inadmissible. Cela met en lumière une forme d’inconscience de la direction face à une situation qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques.
Pour la santé des salariés, il n’y a qu’une règle, le principe de précaution !
Devant l’absence de réponse sur les causes précises de ces évacuations, les salariés sont inquiets, ce qui est tout à fait normal !
Contrairement à la direction, les représentants du personnel prennent leurs responsabilités et ont demandé à nouveau la mise en place du télétravail jusqu’à ce que toute la lumière soit faite.
Grace à eux, le télétravail est de nouveau mis en place jusqu’à ce qu’une entreprise agrée vienne lever définitivement les doutes, une réunion extraordinaire de RP se tiendra le 4 septembre et nous attendons de la direction qu’elle arrête de se cacher et qu’elle apporte des réponses.
Lors des prochaines instances nationales, votre CGT demandera des comptes à la direction Générale.

Bien que nos images, libres de droit, puissent utiliser l’IA, nous avons fait le choix pour la rédaction de nos textes de ne pas utiliser l’intelligence artificielle. Ce parti pris nous permet de vous offrir des articles sur un ton humoristique et parfois quelque peu impertinent qui caractérise la CGT AG2R.
