Newsletter CGT novembre
La CGT vous présente sa newsletter du mois de novembre, et vous en souhaite une belle lecture !
UGICT : Congrès des ingénieurs, cadres et techniciens CGT à Metz

Les cadres CGT de nombreuses entreprises étaient présents à ce rendez-vous qui a permis d’aborder les problématiques communes que rencontre l’encadrement aujourd’hui : manque d’autonomie, charge de travail, droit à la déconnexion, équilibre vie pro/vie perso, égalité professionnelle, harcèlement…
La forte progression du taux de syndicalisation CGT dans l’encadrement démontre la pertinence des réponses apportées par le collectif CGT aux défis que rencontrent nos collègues cadres.
AG2R, une présence remarquée ! Comme beaucoup de nos concurrents, le groupe animait un stand afin de promouvoir nos activités, notre ancrage territorial et nos engagements dans la protection sociale. L’initiative, très appréciée, de proposer des ateliers bien-être en massage a généré du flux et permis à nos collègues représentant le Marché des Entreprise (MDE) et les accords de branches, d’échanger avec de nombreux congressistes.
Vif succès aussi des déjeuners débats animés par nos collègues de l’action sociale (DAS) autour des thématiques des aidants et du burn-out. L’expertise et l’originalité du format ont été saluées par de nombreux participants. On s’étonnera (un fois encore !) que lorsqu’il s’agit de déployer au sein du groupe des actions sur ces sujets, les RH privilégient l’assistance d’intervenants externes plutôt que de s’appuyer sur nos sachants !
Sophie Binet au contact des équipes ! Le regard envieux et très agacé des concurrents en dit long sur la performance réalisée par les collègues de la Direction des Relations Institutionnelles (DRI). En effet, après le passage remarqué sur le stand AG2R de Francois Hommeril (président de la CFE-CGC), c’est Sophie Binet (Secrétaire général de la CGT) qui est restée de très longues minutes pour bavarder avec les salariés du groupe.
Merci à Christine, Steeve, Stephanie – DRI, François – MDE, Emilie – accords de branche, Chloé et Eric – DAS, qui ont permis de mettre en avant les engagements sociétaux du groupe.
Sophie Binet : « La résilience des salariés AG2R a été exceptionnelle ! »

En marge du congrès UGICT, le chef de file de votre CGT AG2R a échangé avec la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet. Celui-ci lui a confirmé qu’avec l’arrivée du nouveau Directeur Général une page s’est tournée, et les craintes sur le démantèlement du groupe ne sont plus d’actualité.
Le plan stratégique relance une dynamique de groupe qui était absente ces dernières années. Il apparait séduisant, mais l’essentiel sera sa déclinaison opérationnelle. Le combat est maintenant de faire reconnaitre l’expertise des salariés pour qu’elle se matérialise dans leur rémunération, et de réinstaller un véritable dialogue social pour que la nouvelle stratégie du groupe bénéficie aux salariés.
Retrouvez toutes les informations de la CGT UGICT ici : Ugict – CGT Ingés Cadres Techs – La Référence Syndicale CGT pour les Ingénieurs, Cadres, Techniciens et Agents de maitrise
Le groupe signe la « Charte santé mentale et emploi au travail » : défense de rire !

C’est l’opération de com’ la plus osée du moment : La direction a changé, elle est bienveillante et se préoccupe de la santé mentale de ses salariés. Cela pourrait prêter à sourire si le sujet n’était pas si grave. L’actualité récente du groupe souligne qu’entre les déclarations et les actions il y a parfois une forme de schizophrénie sévère.
On peut citer la Direction de l’Action Sociale qui alimente les communications syndicales depuis juillet par son absence de préoccupation de la santé de ses équipes en grandes difficultés.
Idem coté informatique ou pour la réorganisation de la DOSIT, le refus de la direction de donner tous les moyens nécessaires à la CSSCT pour enquêter sur les risques psychosociaux en dit long sur sa préoccupation de la santé des salariés.
On pense aussi aux collègues de PBRI et, hélas, à tant d’autres.
Egrainer tous les sujets sur lesquels l’approche des RH est plus juridique qu’humaine serait fastidieux alors que le nombre croissant de procédures perdues aux prud’hommes par le groupe contre des salariés licenciés sans cause réelle et sérieuse n’est pas glorieux.
Bien évidemment, tous les salariés ne vivent pas une situation difficile. Mais il suffit d’une réorganisation aveugle, d’un collègue toxique et tout dérape. Et c’est là que l’on attend des RH autre chose qu’un process dont l’objectif premier est de protéger l’image du groupe. Il faut redonner aux salariés RH de l’autonomie pour qu’ils puissent apprécier les situations individuelles et apporter des solutions personnalisées.
Lors de la 1ère entrevue avec le Directeur Général, votre CGT a dénoncé les méthodes de son prédécesseur et signifiait qu’elle espérait lui dire dans quelques mois que la situation s’est améliorée.
Cette signature de la charte annonce-t-elle un changement de méthode ? L’avenir nous le dira. Mais comme l’a relevé votre CGT auprès de la DRH concernant la charte de la parentalité, il ne suffit pas de signer des engagements, encore faut–il s’y tenir.
L’heure n’est donc pas encore à annoncer notre satisfaction au Directeur Général.
Négociation CRC : Le téléphone pleure quand la rémunération ne vient pas
La CGT n’était pas signataire du précédent accord car la direction n’avait pas voulu aborder l’évolution de carrière et les classifications des conseillers clientèle. De plus, la prime, qui déjà n’avait pas augmenté depuis 2016 n’était pas suffisamment revalorisée au vu de l’inflation (plus de 5% à l’époque).
Avec les bouleversements du métier ces 3 dernières années, votre CGT espère que la direction enverra un message valorisant pour toutes celles et ceux qui au quotidien défendent l’image du groupe :
CRC ADP : Nan mais allo quoi !

Après le préambule de la direction définissant le périmètre de négociation, à savoir les indicateurs des primes d’objectifs, la CGT a fermement rappelé son attachement pour une négociation plus large sur le statut des CRC, les évolutions de carrière, la classification et la rémunération, face à un métier dont l’expertise a fortement évolué ces dernières années.
La direction s’est engagée pour (enfin !) aborder ces sujets en 2026 ! Ce n’est pas trop tôt !!!
Au cours des échanges, votre CGT est intervenue sur :
- CRC : Demande d’une revalorisation de la prime justifiée par les évolutions métiers et l’inflation. La direction répond qu’elle travaille à iso-budget, c’est à dire qu’elle n’envisage pas de modifier le montant des primes. Ceci n’est évidemment pas acceptable en l’état.
- Cellule grand compte de Marseille : comment valoriser le service qui a intégré la direction en 2023
- Chargés d’étude : Demande qu’un système de prime adaptée à leur fonction leur soit attribué. Demande d’autant plus justifiée qu’au cours de la présentation, la direction a présenté des résultats de la sous-traitance que pilotent les chargés d’étude. Malgré cette évidence et les arguments développés, la direction refuse.
- Absentéisme : Demande de revoir les pondérations de la prime justifiée par le constat est beaucoup de CRC atteignent 100% des objectifs mais ne bénéficient pas de 100% de la prime.
- Jours CCN : Demande de neutraliser les jours CCN (mariage, décès…) justifiée par le respect de l’esprit de la convention collective
Votre CGT a souligné à plusieurs reprises son agacement concernant une éventuelle non-revalorisation du montant de la prime. En effet, au-delà de coller à l’inflation, le métier a fortement évolué en modifiant le périmètre et le degré d’expertise des conseillers clientèles. Leur engagement a permis une très forte amélioration du NPS ces dernières années.
Après les « Satisf’Action week », la direction générale a pleine connaissance des difficultés du métier que ce soit en termes de réponse aux clients mais aussi d’utilisation des outils informatique. Aussi, s’il n’y a pas d’effort sur la rémunération, il faudra, comme la suggéré votre CGT, coller la fiche de paie d’un CRC sur l’écran lors de la prochaine « Satisf’Action week ».
Une seconde réunion aura lieu le 11 décembre au cours de laquelle la direction indiquera si des revendications ont été entendues.
Bien évidemment, pour tenter d’effrayer les organisations syndicales, la direction a brandi le fait que sans accord, plus de prime ; omettant de préciser que sans accord, c’est plus de statut CRC et donc passage au horaires variables, pause et prise de repas selon l’envie… Ce qui ne déplairait pas à plus d’un conseiller clientèle …
Les négociations pour les CRC du Réseau conseil Retraite sont prévues les 28 novembre et 15 décembre.
NPS : Net Promoteur Score – Clients qui vont promouvoir la marque suite à un parcours client satisfaisant
DOSIT : nouvelle dose en CSE

Mais voilà ! Mais c’était sûr ! Ils l’avaient bien dit ! Ce sont les salariés qui n’avaient rien compris !
Heureusement pour eux, la direction est passée sur les sites pour tout mieux expliquer, et tout va mieux parce que certains ont tout mieux compris. Et pour ceux qui ne seraient toujours pas convaincus, la direction repassera pour encore mieux leur expliquer que c’est un super projet !
Ce qui est ennuyeux dans l’histoire, même si la prestation de la direction de l’informatique était nettement meilleure que lors de leur premier passage en CSE, c’est qu’à la question de votre CGT : “Suite à vos réunions, vos explications et aux entretiens individuels qu’est ce qui selon vous mérite d’être à minima amendé voire modifié pour améliorer votre projet de réorganisation ?” La réponse est : “Rien”.
Pas sûr qu’on en soit arrivé là juste pour une question de com’ :
Réorganisation DOSIT : Sueur en série !
Sueur d’effroi pour la Direction des Systèmes Informatique et Digital (DSID) qui n’imaginait pas un tel tollé pour la réorganisation d’une de ses activités : la DOSIT.
Pourtant, avec la méthode employée, c’était couru d’avance, une grande partie des informaticiens concernés ayant dépassé le seuil de tolérance du « je décide, vous exécutez ».
Précisons-le d’emblée, aucune opposition de principe au projet n’est portée par nos collègues, malgré un grand nombre d’incohérences relevées dans celui-ci.
Ce dont ils nous ont fait part, c’est la maltraitance (verbatim recueilli auprès de plusieurs d’entre eux) qu’ils subissent depuis plusieurs mois et l’absence totale d’écoute du top management.
Déjà en février, pour donner suite à l’intervention de votre CGT, une réunion des managers de cette direction était organisée pour rétablir le dialogue entre les équipes et le Top management. Huit mois plus tard, les effets attendus sont aux abonnés absents, au contraire, la défiance s’est accentuée.
Cette réorganisation devait être présentée lors du CSE d’octobre par le patron de la DSID et celui de la DOSIT. Mais les débats se sont surtout focalisés sur le mal être de plusieurs collègues.
Votre CGT, comme d’autres, s’est faite porte-parole pour dénoncer les méthodes, l’absence de dialogue et la souffrance vécues par les collègues qui nous ont contactés.
On notera que l’inquiétude est la même, coté CSE La Mondiale, puisque des salariés mondialistes ont aussi fait part de leurs difficultés à comprendre ce projet.
Face à une direction peu à l’écoute de nos arguments, minimisant cette levée de bouclier, feignant la découverte d’un malaise, isolant des managers identifiés comme réfractaires et prétextant le programme de plateformisation, alibi de tous les abus, les élus ont imposé leur calendrier. Coup de chaud et auréoles sous les chemises coté direction lorsque les élus ont égrainé leurs revendications, dans le seul but de protéger les équipes :
- Désignation d’un expert externe afin de comprendre, vérifier et mesurer la pertinence et l’impact de cette réorganisation,
- Saisie de la CSSCT dont le rôle est de recueillir la parole des salariés concernés via un questionnaire anonyme et des entretiens sécurisés pour les volontaires. Elle se rapprochera aussi des médecins du travail, analysera l’absentéisme…
- Seconde session d’explications du projet en novembre ; ce qui n’exclue pas un complément d’information en décembre.
- Report de l’avis du CSE, à minima en janvier, afin que les élus puissent s’appuyer sur le rapport de l’expert et les préconisations de la CCSCT pour rendre un avis le plus pertinent et complet possible.
Parallèlement aux décisions du CSE, la direction a soudainement décidé de réaliser elle aussi des entretiens avec les équipes de la DOSIT. On espère que cette initiative a pour objectif de corroborer les remontées des élus et non de travestir la parole des salariés afin de se dégager de ses responsabilités.
A ce stade, la direction estime que c’est la difficulté à communiquer qui a provoqué cette situation avec un argument culotté “c’est difficile de respecter les instances du CSE tout en informant les salariés”.
