Newsletter CGT mai

News CGT AG2R mai

La CGT vous souhaite une bonne lecture de sa newsletter :

Forfait social PERO : Quand la CGT s’en mêle, la direction s’emmêle ! 

Nos financiers de dirigeants sont toujours prompts à nous parler d’économies à faire sur le dos de salariés. Pour cela, leur professionnalisme n’est pas à mettre en doute, il suffit de constater le résultat des NAO. 

Eux sont persuadés d’être un investissement qui profite au groupe alors que nous, simples gestionnaires, conseillers clientèles, assistantes, petits animateurs et responsables de service…sommes un coût. Obnubilés à démontrer cette fausse vérité, ils ont réussi à tirer la politique salariale drastiquement vers le bas (encore 80% des salariés sans augmentation collective cette année).  

Alors, lorsque la CGT détecte que depuis 2021, le groupe paye 20% de cotisations patronales sur le PERO au lieu de 16%, c’est la panique pour que cela ne vienne pas aux oreilles du grand patron et c’est donc avec une apparente décontraction qu’on nous minimise le scandale : « On va regarder, mais cela n’a pas d’impact sur les salaires » ! 

“Circulez la CGT, y’a rien à voir vu que ça ne touche pas au salaire net !”. 

On nous prend un peu pour des truffes non ?! 4% depuis 5 ans sur plus de 8000 salariés de cotisations employeur trop versées ! On aurait donc les moyens de jeter l’argent par les fenêtres ! 

Pas besoin d’être financier pour comprendre que ces montants auraient été plus utiles en interne ! 

Négociations égalité professionnelle et intéressement : Un gouffre entre discours et réalités ! 

La direction est toujours habile pour relativiser les vérités qui la dérangent. Ainsi, lorsque la CGT fait remarquer au Directeur Général que, dans notre GIE, les femmes ont un salaire moyen inférieur de 24.9% par rapport aux hommes (différentiel de 22.3% en prenant le salaire médian), afin de s’assurer qu’enfin le groupe va lutter énergiquement contre les inégalités salariales entre les femmes et les hommes, les RH montent immédiatement au créneau pour donner des explications douteuses sur des chiffres sortis de leur contexte.

Bon ben vu que ceux sont eux qui nous fournissent les chiffres, on se dit qu’on n’est pas sorti de l’auberge …  

Mais l’égalité professionnelle n’est pas qu’une affaire de direction. En effet, alors que deux négociations, égalité professionnelle et intéressement sont en cours, les syndicats ont la responsabilité, au travers de ces accords, de réduire voir, soyons fous, supprimer les inégalités. 

Ainsi, votre CGT a relevé la différence des montants de l’intéressement versés entre les femmes et les hommes (230€ en moyenne en 2025). Elle a donc proposé de sanctuariser une partie de l’enveloppe pour réduire cet écart. Hélas, aucune autre organisation syndicale n’a emboité le pas sur cette mesure de justice. 

Votre CGT a relancé cette proposition lors de la négociation égalité professionnelle. Silence assourdissant des autres organisations syndicales dont certaines avaient pourtant insisté en début de réunion sur leur attachement à l’égalité entre les femmes et les hommes ! 

L’égalité professionnelle est un combat de tous les salariés, femmes et hommes. Mais nous insistons particulièrement auprès des élues et adhérentes des organisations syndicales, pour que vous vous fassiez entendre auprès de vos négociateurs afin de défendre vos intérêts. Et si ceux-ci ne le font pas, interrogez-vous ! 

Votre CGT demandera également que les aidants familiaux ne soient pas oubliés dans ces discussions.  

La lutte contre les injustices ne se fait pas à coup de communication édulcorée sur les sites syndicaux, elle se gagne dans la négociation d’accords d’entreprise ! 

 Quelques Chiffres :

Temps partiels : L’accès à la promotion des salariés à temps partiel est inférieur de -6,9 points par rapport à l’ensemble des effectifs contre -10,4 en 2024. L’accès à une augmentation individuelle des salariés à temps partiel est inférieur de -2,3 points par rapport à l’ensemble des effectifs contre -8,5 points en 2024. Plus de 93% des temps partiels sont des femmes.

Carburant : La direction est-elle toujours en panne de sens ? 

A plusieurs reprises votre CGT a demandé un geste de la direction pour soutenir le pouvoir d’achat des salariés en cette période d’inflation galopante avec une attention particulière au vu de l’augmentation du prix du carburant. 

Jusqu’à présent, la direction se limite à répondre qu’elle ne peut rien faire et qu’à mieux il faut attendre des annonces gouvernementales. 

Ça tombe bien, celui-ci multiplie les annonces. Dernières en date ce 21 mai, la multiplication par 2 de l’exonération de la prime carburant qui est étendu à toutes les zones géographiques. Ainsi, quasiment tous les salariés peuvent donc en bénéficier comme l’affirme le gouvernement. 

Votre CGT a donc interpellé à nouveau la direction pour la mise en place d’une prime carburant.  

Entre ne pas pouvoir faire et surtout ne pas vouloir faire, l’étau se resserre autour de notre direction. 

PMT :  Palme – Masque- Tuba ou comment agir en sous-marin !  

Le dilettantisme de la direction sur le PMT donne à penser que l’acronyme signifie Plage-Mojito-Tongs alors qu’il s’agit du Plan Moyen Terme, c’est à dire les orientations du groupe pour les prochaines années. Pas vraiment le truc qui se traite avec un chapeau de paille en enfilant perles et coquillages. Et pourtant…  

Depuis plusieurs mois, la direction modifie à la dernière minute dates et sujets présentés en CSE. Chaque semaine l’agenda social s’effondre comme un château de sable obligeant les élus à de sempiternelles modifications de planning pour le plus grand bonheur de leurs managers. Un courrier aux vagues excuses leur a d’ailleurs été adressé il y a peu. 

Dernier exemple en date, le report de la présentation du PMT, cette fois en juillet, alors qu’il est supposément en place depuis le début de l’année. 

Il faut aussi avoir à l’esprit que cet élément central du pilotage du groupe sert d’étalonnage pour l’actuelle négociation du futur accord d’intéressement. Sans éléments explicatifs, pas simple pour vos élus de négocier un intéressement aux mieux des intérêts des salariés. 

Cela démontre possiblement deux choses, soit la direction navigue à vue et calque son esprit de conquête sur celui de Christophe Colomb, à savoir partir dans une direction dans l’espoir de découvrir un nouvel Eldorado avec un risque pour les salariés ; soit la direction se moque éperdument des élus, dernières vigies capables d’interroger les décisions bancales et improbables de certains directeurs victimes de leur imagination débridée. 

L’un ou l’autre n’augure rien de bon.  

Salaire d’embauche : augmenté il y a 3 mois, déjà rattrapé par le SMIC 

Royalement passé de 25 606 euros bruts par an hors ancienneté à 26 000 euros il y a peu, le salaire d’embauche du groupe va encore bouger. En effet, ce dernier va être augmenté au 1er juin de 2.41 %, pour atteindre 1867 euros mensuel.   

Si chez AG2R on a troqué le vélo pour la course à pied, une constante demeure, dans la course aux salaires, la DRH finit bonne dernière. 

Après des NAO ayant privé 80 % des salariés d’un ravitaillement plus que nécessaire au vu de l’inflation, ce rattrapage du salaire d’embauche par la rémunération minimale légale ajoute une belle ligne au palmarès d’une politique salariale à courte vue et déconnectée des difficultés des salariés. 

En effet, hors prime de vacances et de noël, le salaire mensuel minimal de nos salariés se retrouve à nouveau rattrapé par le SMIC.

Peut-être que le classement évoluerait si on prenait en compte les salaires et avantages du paradis social de nos dirigeants La Mondiale Exécutive, mais bizarrement le refus de communiquer le détail de leurs rémunérations perdure. 

Votre CGT suggère à nos dirigeants de s’appliquer le salaire d’embauche, ne serait-ce qu’un mois, nul doute que les augmentations significatives arriveraient au pas de course !  

Pour rappel, la CGT demandait un minima d’embauche à 27 000 euros avec un différentiel de 50 brut mensuel supplémentaire pour les salariés déjà en poste.

Tour des régions 2026 de la retraite complémentaire : c’est reparti pour un … tour

 

Vous ne l’aviez pas demandé, vous ne l’attendiez pas, et même, avouons le, vous n’en vouliez plus, mais pourtant revoilà la direction de la retraite complémentaire (RC) et son tour de France des régions. Running oblige, ce sera à l’allure de journée marathon que les salariés vont aborder ce rendez-vous d’autosatisfaction de cette direction. 

Questions : 

– Des temps de trajet au-delà des 6 heures aller-retour auxquels s’ajoute la journée de travail explosent l’amplitude horaire qui ne respecte ni les accords d’entreprises ni le droit du travail, est-ce légal ? 

– La direction prévoit-elle de payer les heures supplémentaires ou, sous couvert de vérifier l’implication des salariés, ce sera du travail dissimulé ? 

L’inspection du travail pourrait être amenée à se pencher sur la question ! 

Comme en a pris l’habitude cette direction et malgré l’opposition farouche de la CGT, des journées sont programmées un mercredi, encore ! Les temps partiels, majoritaires sur ce jour, apprécieront le respect qu’on leur montre. Dans un groupe signataire d’une charte de la parentalité, ça surprend, mais impossible n’est pas Retraite Complémentaire ! 

La quantité de déplacements pour se rendre aux lieux de rendez-vous interroge sur le bilan carbone du groupe, au moment où la direction souhaite intégrer ce critère pour déclencher l’intéressement. 

Votre CGT a vivement interpellé la DRH sur ces sujets ainsi que le directeur R.C. Si la réponse coté DRH est venue rappeler l’absence d’obligation à participer, celle du directeur a fortement agacé. En effet, ce dernier a cru bon de faire le lien entre motivation du salarié et participation à ces évènements. 

Votre CGT s’est fortement opposée à ces propos car la motivation des salariés n’attend pas la sortie d’un directeur de Malesherbes. Elle se mesure quotidiennement auprès des ressortissants et se matérialise chaque année dans l’atteinte des Contrats d’Objectifs et de Moyens. 

Journée internationale d’action pour la santé des femmes 2026 

La journée internationale d’action pour la santé des femmes est un événement annuel consacré aux droits des femmes en matière de santé. Elle vise à sensibiliser l’opinion publique et les décideurs aux inégalités d’accès aux soins, aux violences médicales et aux enjeux spécifiques liés à la santé des femmes dans le monde. Cette journée est aussi l’occasion de promouvoir des politiques de santé inclusives et de rappeler l’importance des droits sexuels et reproductifs. 

Cette journée a été instaurée en 1987 par le Réseau mondial des femmes pour les droits reproductifs (WGNRR). Elle est née dans un contexte de mobilisation croissante pour la reconnaissance du droit des femmes à disposer de leur corps et à accéder à des soins de santé de qualité. Depuis sa création, elle est célébrée chaque année le 28 mai par des organisations féministes, des ONG et des institutions engagées dans la défense des droits des femmes. 

Se battre pour l’égalité entre les femmes et les hommes, lutter contre les inégalités de genre, c’est renouer avec le progrès pour toutes et tous, parvenir à une société démocratique fondée sur la satisfaction de tous les besoins humains, dont la santé, la paix et la solidarité, et mettre fin à toutes les formes d’exploitation et de domination.