Newsletter CGT septembre
La CGT AG2R vous souhaite une bonne lecture de sa newsletter :
Ponts 2026 : On en profitera d’autant plus qu’on voulait nous sucrer des jours fériés

02 janvier / 15 mai / + lundi 25 mai / Pentecôte (journée de solidarité)
Lors du dernier CSE, la direction a annoncé les ponts 2026. La CGT a juste relevé que la date de 02 janvier était « courte » pour s’organiser car dans beaucoup de services (gestion, CRC…) les congés ont déjà été posés. Le 13 juillet, seule autre date possible en 2026 aurait permis d’anticiper. Mais nul doute que le 02 janvier arrangera toutes celles et ceux qui se sont vu refuser cette date de congé !
Réorganisation de la Direction des Accord de Branche : Ça passe !

Lors de la présentation de la réorganisation de sa direction en CSE, le directeur de la DAB, arrivé dans le groupe il y a 7 mois, avait défendu son projet avec fougue. Ses objectifs, ambitieux, semblaient séduisants. Néanmoins, avant de construire notre avis nous avons écouté comme toujours les équipes afin de nous assurer que celles-ci adhérent aux orientations. A l’issue, s’il reste quelques points à clarifier, nous avons pu rendre l’avis ci-dessous :
La CGT attendait avec impatience une réorganisation de cette direction tant celle mise en place en 2023 ne répondait pas aux enjeux stratégiques, politiques et opérationnelles. Son approche purement comptable a d’ailleurs dégradé les conditions de travail des salariés pourtant très impliqués.
Aussi, nous attendions une réorganisation ambitieuse qui réponde pleinement aux enjeux et besoins de la direction des accords de branches
Suite à votre présentation, nous notons les points positifs suivants :
- L’organisation autour de 3 pôles clairement définis : développement, ingénierie et expertise, est nettement plus logique ;
- La réorganisation recentre les salariés sur leur rôle principal de développement, ce qui est perçu comme une valorisation de leur expertise et de leur contribution essentielle ;
- L’affectation de personnel dédié au développement territorial est un point positif, car cela correspond à l’importance que l’organisation accorde à son rôle paritaire sur le terrain ;
- La réorganisation marque un retour aux principes fondamentaux de la direction et de l’accord de branche, desquels l’entreprise s’était éloignée ;
- Loin d’être anecdotique, l’organisation d’un séminaire en janvier est un atout qui devrait permettre de renforcer la cohésion d’équipe qui a été abimée ces dernières années ;
- La réorganisation met en avant l’importance des partenariats, ce qui est considéré comme un élément positif pour le développement de l’entreprise.
La création d’une entité « rayonnement réseaux interne » est une bonne idée.
A contrario, des réserves doivent être émises :
- Un manque de clarté concernant les objectifs (challenges) et la rémunération des technico-commerciaux persiste, ce qui suscite des inquiétudes qui devront être clarifiées rapidement.
- L’absence de fiches de poste pour les nouveaux chargés de compte est un point préoccupant sur lequel nous souhaitons un retour de votre part une fois finalisé.
- L’incertitude quant à l’avenir des technico-commerciaux à moyen terme pourrait engendrer des risques psychosociaux (RPS) si une vision claire et transparente n’est pas communiquée.
- L’engagement de renouer des liens avec la distribution est positif, mais sa mise en œuvre concrète reste à écrire. Alors que les instances politiques du groupe sont favorables à ce renouveau en région, il conviendra de s’assurer que la DDORC répondra à ces nouvelles exigences. L’absence de moyens concrets pour réaliser cette symbiose nous fait douter sur une réelle efficacité de votre volonté.
- Enfin, il est regrettable que la réorganisation intervienne avant la définition du nouveau plan d’entreprise et de la nouvelle stratégie, bien qu’elle soit considérée comme pertinente et susceptible d’améliorer la transversalité des échanges. Si des changements devaient être effectués en fonction de nouvelles orientations, nous demandons que ceux-ci soient présentés au CSE.
L’avis de la CGT est donc favorable malgré les légitimes réserves énoncées ci-dessus.
Arrêt maladie durant les congés : le droit européen s’applique aussi en France

Cela ne vous a certainement pas échappé, désormais un salarié en arrêt maladie pendant ses congés payés peut reporter les jours de congé ultérieurement s’il fournit un arrêt de travail à son employeur. Cette décision de la Cour de cassation du 10 septembre 2025 palie à la non conformité des lois françaises.
Ce qui anime cette décision c’est que l’objectif des congés payés est de permettre aux salariés de profiter d’une période de repos, de détente et de loisir alors que l’objectif d’un arrêt maladie est diffèrent puisqu’il s’agit de permettre aux salariés de se rétablir.
Accord senior : La DRH annonce la fin de la procrastination…normalement en 2026

Depuis 2022, il n’y a plus d’accord « fin de carrière « permettant aux salariés désireux d’anticiper leur départ en retraite de mettre des jours de congés/RTT sur un CET pour bénéficier d’un abondement de jours supplémentaires donnés par l’employeur. Avec ce système, le salarié, tout en restant salarié du groupe (il bénéficie de la mutuelle, CSE…), était en congé « fin de carrière » chez lui et ne travaillait plus plusieurs mois avant sa date réelle de départ en retraite.
Toutes les organisations syndicales demandent la négociation d’un accord « senior », d’autant plus justifié par la réforme reculant l’âge de départ. Mais durant ces 3 dernières années, la RH a joué régulièrement la provocation en répondant « il existe un CET pour que les salariés puissent anticiper leur départ en retraite ».
Cette provocation est caricaturale car si l’abondement du CET est un sujet qu’il faudra aborder, nos revendications ne se limitent pas à ce seul point qui est avantageux pour le salarié et pour l’employeur, lui permettant une anticipation des effectifs et financière non négligeable.
Pour la CGT, doivent être abordées des thématiques telles que : la formation, la transmission des savoirs, la retraite progressive, l’utilisation de la prime de fin de carrière, la santé… Tout comme il faut impérativement anticiper l’évolution des missions, prévenir l’usure professionnelle, envisager des aménagements de la fin de carrière, repenser le temps de travail (pourquoi pas la semaine de 4 jours), penser à des parcours de reconversion sécurisés …
Nous ne sommes pas dupes du soudain réveil de la DRH puisque l’ANI 2024 sur l’emploi des travailleurs expérimentés impose aux entreprises de plus de 300 salariés de négocier sur l’emploi des seniors.
La DRH a finalement évoqué l’ouverture d’une négociation sur un « accord intergénérationnel ». Si derrière cette terminologie se cache une approche qui ne se limite pas simplement à l’âge, mais qui tient compte des trajectoires professionnelles, la CGT sera ouverte au dialogue. A contrario, si c’est pour laisser le salarié assumer seul son employabilité, les échanges seront plus « électriques ».
Enfin, on relèvera que votre CGT a, une fois encore, eu raison lorsque, seule, elle insistait sur le fait que l’accord GAPEC (Gestion des Emplois et des Compétences, que nous n’avons pas signé) ne prend pas suffisamment en compte les spécificités des seniors.
Déploiement de la plateforme PPI : Si tout va bien, on espère ne pas avoir de problèmes !

C’est en substance le message qu’ont passé les porteurs du projet PPI (Plateforme de Pilotage intégré, qui va être déployé dans la direction comptable) lors du dernier CSE. Plus ou moins fébriles, plus ou moins mal à l’aise mais assurément conscients que le projet porte des risques non mesurés, nos trublions ont tenté durant plus de 3 heures de convaincre des élus plus que dubitatifs sur les explications fournies.
La CGT a relevé l’investissement remarquable des équipes dans un délai extrêmement restreint. Le projet pilote, présenté comme une réussite, n’est en réalité qu’une infime partie de ce qui attend les salariés d’ici au 1er janvier 2026. De l’aveu même de la direction, ce pilote ne serait pas réellement représentatif…
Le discours de la direction ressemble étrangement au Livre de la Jungle : « aies confiance… » Mais derrière cette invitation à la sérénité, la réalité est bien différente. La charge de travail à venir est conséquente, les jalons critiques comme les arrêtés comptables s’approchent, et les périodes de congés rendent l’équation encore plus difficile.
Nous rappelons que les salariés ne doivent pas être hypnotisés par ces promesses. Il n’est pas acceptable de faire une croix sur les congés de fin d’année ni de prévoir une forte dégradation de ses conditions de travail pour absorber une organisation défaillante.
Bon de Noël : 170 € pour les adultes et 40 € pour les enfants

Si le montant pour les enfants a fait l’unanimité, le montant pour les adultes a été âprement discuté. En effet, 3 options étaient envisagées : 190€, 180€ et 170€.
La gestion du budget du CSE demeure un exercice d’équilibriste délicat.
De nombreux paramètre doivent être pris en compte comme l’évolution du nombre de salariés et de leurs ayant droit, les évolutions réglementaires de l’Urssaf entourant les prestations, les montants des réserves, les prévisions budgétaires 2026…
Chaque année, l’équipe en charge de la trésorerie travaille le budget et l’ensemble des élus est amené à se positionner par un vote.
La CGT a milité contre une vision court-termiste, à savoir offrir plus cette année mais certainement réduire drastiquement certains montants l’année prochaine.
Ce n’est évidemment pas enthousiasmant de prendre une telle décision, car nous aurions préféré donner à chacun 190€ et même plus. Mais il est de notre responsabilité de gérer le budget du CSE au mieux des intérêts des salariés.
Bien gérer les comptes du CSE, c’est à la fois penser aux prestations d’aujourd’hui tout en tentant d’assurer celles de demain.
Cette gestion a d’ailleurs permis le versement d’un supplément pour chacun d’entre nous de 140€ pour le crédit loisir adulte l’année dernière.
Cette analyse, partagée par les élus CFDT et CFE-CGC, a permis d’obtenir une majorité lors du vote de ce budget Noël.

Aucune réponse concrète aux attentes du monde du travail : l’intersyndicale appelle à une mobilisation massive le 2 octobre !
Communiqué intersyndical de la CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires
🔴 Aucune réponse concrète aux attentes du monde du travail : l’intersyndicale appelle à une mobilisation massive le 2 octobre !
Après la réussite de la mobilisation interprofessionnelle du 18 septembre, l’ensemble des organisations syndicales avait posé un ultimatum. Elles ont été reçues ce matin par le Premier ministre, pour obtenir des réponses concrètes aux revendications exprimées par les travailleuses et les travailleurs.
L’intersyndicale déplore une occasion manquée. Après un long échange avec le Premier ministre sur les enjeux qui se posent pour le monde du travail, aucune réponse claire n’a été apportée à la colère des salarié·es, agent·es, demandeurs·euses d’emploi, jeunes, retraité·es …
Pour plus de détails, contactez nous : cgt.ag2r.reunica@gmail.com ou contactez vos délégués syndicaux sur site
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